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Croire à l'impossible
par Bradley Richardson, Directeur Régional, IBNA
"Alice laughed: "There's no use trying," she said; "one can't believe impossible things." "I daresay you haven't had much practice," said the Queen. "When I was younger, I always did it for half an hour a day. Why, sometimes I've believed as many as six impossible things before breakfast." -- Alice in Wonderland
Il y a encore quelques personnes parmi nous qui se souviennent du BI à ses débuts. Mary Enda Tookey, Tim Dugan, Orest Melnyk, Alice Johnsen, Diana Brantley, Carol Nasby, Bob Snee, Suzi Geimer, Kathy Huth, Jerry Chris, Remi Vicente, Robin Oliver, Ross Duran, Delores Ellison, David Weiss, Sadru Damji, Jamie Baumann, Carol Case, David Merkel, Connie Jean Larsen, Hillary Matts, et Linda Raasveldt. Y en a-t-il d’autres? Je suis certain que plusieurs d’entre nous ont encore en mémoire l’implantation des programmes du BI, alors qu’ils devaient contacter le bureau de New York et avoir le plaisir de parler à un très débutant Brad Richardson, qui tentait alors de les éclairer sur d’obscurs passages du Vade Mecum. Ils rappelaient alors le jour suivant, et rappelaient encore, et encore, toujours avec de nouvelles questions…
En 1985, nos programmes étaient implantés dans 100 écoles en Amérique du Nord, et quatre personnes travaillaient alors au bureau de New York. Aujourd’hui, en 2003, nos programmes sont implantés dans 652 écoles et nous offrons trois programmes académiques qui seront implantés dans environ 80 nouvelles écoles d’ici la fin de l’année scolaire en cours. L’IBNA a maintenant deux bureaux, celui de New York et celui de Vancouver. Lorsque vous contactez le bureau de New York pour une question, il y a maintenant 30 personnes disponibles pour vous aider. En 1985, une personne se chargeait d’organiser une semaine d’ateliers à l’automne ainsi qu’une semaine au printemps; en ce moment, nous avons huit employés à temps plein ainsi que des partenariats avec neuf organismes offrant plus de 60 ateliers et séminaires, formant 10 000 enseignants et administrateurs et ce, à chaque année.
L’OBI est passé d’un organisme peu connu offrant des programmes tout aussi méconnus à un grand regroupement mondial d’écoles offrant des programmes réputés. Par ailleurs, les avantages éducatifs du BI ne sont offerts qu’à une mince proportion des étudiants en Amérique du Nord. Selon le National Center for Education Statistics et Statistiques Canada, il y a présentement 119 235 écoles aux États-Unis, 15 637 écoles au Canada et 19 087 écoles dans les Caraïbes*. Ainsi, le nombre total d’écoles dans la région de l’IBNA est de 153 959.
On peut analyser cette croissance de deux façons. Alors que nous avons sextuplé notre taille en moins de vingt ans, les programmes du BI ne sont offerts que dans 0,4% des écoles dans la région.
Si nous croyons en la mission de l’OBI et aux mérites éducatifs de nos programmes, nous avons alors le devoir de les offrir au plus grand nombre possible d’étudiants, de familles et d’enseignants. Nous devons tout particulièrement promouvoir le BI dans les écoles situées dans des quartiers défavorisés; en effet, nos programmes ont le mérite d’apporter beaucoup aux élèves, tant à court qu’à long terme. Ainsi, le Conseil de Fondation de l’OBI et le Conseil d’Administration de l’IBNA ont décidé que pour réaliser les objectifs de l’organisme, nous nous devons d’agrandir notre impact sur le monde de l’éducation. Cela signifie une collaboration accrue avec les gouvernements, une croissance ciblée dans certains milieux et plus d’expérimentation afin de trouver des méthodes variées pour offrir les programmes du BI.
Deux inquiétudes pourraient alors survenir. D’abord, pouvons-nous réellement croître au rythme actuel ou encore à un rythme accéléré et ce, tout en maintenant la qualité de nos programmes, nos méthodes d’évaluation ainsi que nos services? Ensuite, si le but ultime du BI est la croissance, est-ce que la qualité et les standards du BI risquent de baisser?
Tout comme la reine du conte Alice au pays des merveilles, nous nous devons de croire à l’impossible. Est-ce que le BI peut continuer de croître? Absolument! Voulons-nous sa croissance? Absolument! Imaginez tous les étudiants et les enseignants qui pourraient bénéficier du BI. Par ailleurs, pour croître de façon responsable, nous devons voir à ce que nous puissions non seulement répondre à la croissance, mais encore être capable de l’anticiper. L’IBNA est en train de se réorganiser afin de pouvoir supporter le plan stratégique du BI qui nous demande d’analyser notre croissance – d’être proactif.
Pour nous à l’IBNA, la collaboration avec les gouvernements, les universités, les associations professionnelles, les partenaires ainsi qu’avec nos nombreux bénévoles est plus qu’importante; c’est ce qui nous donne de la crédibilité aux yeux des législateurs. Les objectifs de croissance demandent une révision minutieuse des procédures et des processus, ainsi que certains ajustements nécessaires pour équilibrer la demande de qualité avec la disponibilité des ressources. Ces objectifs de croissance demandent également une formation accrue des visiteurs d’écoles, des évaluateurs de programmes, des animateurs d’atelier, des consultants, etc. Cela signifie améliorer nos services aux écoles membres pendant tous les stades de développement de leurs programmes du BI. Enfin, un réseau de communication devra être mis sur pied à travers la région afin de pouvoir contrôler la qualité et de répondre aux besoins au moment où ceux-ci se manifestent.
En ce qui a trait à la deuxième inquiétude, j’aimerais faire référence à la décennie précédente. Il y a 10 ans, environ 20 nouvelles écoles étaient autorisées par l’IBNA à chaque année. À présent, ce nombre s’approche de 100 nouvelles écoles par année. Bien entendu, ces 100 écoles désirent la même chose pour leurs étudiants et pour leurs enseignants que ce que les 20 écoles d’hier désiraient, soit les mêmes occasions d’apprendre pour les étudiants, le même curriculum enrichi, les mêmes avantages de développement professionnel pour les enseignants, ainsi que la même chance de bâtir une perspective globale. La croissance ne signifie pas une baisse des standards, mais bien une façon d’améliorer l’accès. Beaucoup plus d’étudiants et d’enseignants seraient aptes à bénéficier du BI que ceux qui en profitent en ce moment. À chaque fois qu’une nouvelle école se joint à la communauté globale du BI, celui-ci en ressort à la fois renouvelé et enrichi.
SVP faire parvenir vos commentaires à ibnafeedback@ibo.org.
* Ce nombre n’inclut pas les territoires, mais seulement les pays des Caraïbes.
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